EXPOSITION GALERIE DU VITRAILle plongeonEXPOSITION à EASTMAN, QUEBEC, 2015catalogue de l'exposition au centre international du vitrailCIVverre assietteUFRPhoto 8atelier polyptyquenoisypeinture, détailexpo eastman
Exposition à la galerie Riverin-Arlogos, à Eastman, Québec, en septembre-octobre 2015.
Communiqué de presse, texte d'Éric Devlin.

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Il y a trente ans, Pierre Riverin a créé à Eastman une galerie hors des sentiers battus où ont exposé de grands noms de l’art contemporain notamment Fabrice Hyber ou Norman Bluhm (1921-1999), ami de Riopelle et de Sam Francis.

Didier Sancey a exposé chez Pierre Riverin à sept reprises au cours des 24 dernières années. Avant son décès subit le 8 février dernier, Pierre Riverin l’avait invité à inaugurer les festivités soulignant les trois décennies de la galerie.

Pour cette occasion, Didier Sancey a créé 24 tableautins jalonnant chacune des années de cette amitié particulière. Didier Sancey est un habitué des grands formats. Architecte de formation, il a réalisé de nombreux vitraux pour des lieux publics. Sa peinture est donc de transparence et de structure.

Les vingt-quatre œuvres présentées sont autant de mises en abîme issues d’une des dernières discussions avec Pierre Riverin et son collègue Eric Devlin où il avait été question de la propension de l’artiste à s’imposer par le format de ses œuvres. L’efficacité d’une œuvre ne passe pas nécessairement par son format ; il ne fait qu’imposer sa masse, argumentaient les deux marchands-collectionneurs. Le défi était lancé.

Les œuvres que nous présente Didier Sancey sont construites sur la contradiction qui anime la peinture au cours du XXième siècle entre l’impulsion et la construction. «Faux débat », vous répondra Didier Sancey puisque ce que nous percevons impulsif dans ses tableaux est une savante construction issue des couleurs primaires de la lumière.

À la manière d’un nautilus et de la progression de ses volutes ou bien de la suite de Fibonacci, Didier Sancey joue de la croissance de la matière, dans un sens comme dans l’autre. Certes les tableaux ici présentés sont petits mais ils ont d’abord été grands. Ce sentiment de (dé)croissance est accentué par la présence rigoureuse d’une trame imprimée à la surface de la couleur, réminiscence de la formation en architecture de l’artiste. »

 

Éric Devlin , Montréal, août 2015


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